Trois titres pour illustrer la thématique
Manchester United (MANU), coté au NYSE en dollars, reste l'exemple le plus direct. Club global, marque mondiale, Manchester United voit ses ventes de merchandising et sa couverture médiatique sensibles aux performances internationales de ses joueurs. Lorsque plusieurs internationaux marquent des points en sélection, la visibilité du club augmente, la demande de maillots grimpe et, parfois, les attentes de revenus commerciaux se réajustent. Rappelons cependant la réalité structurelle : l'actionnariat reste concentré, notamment avec la famille Glazer, et les résultats en Premier League pèsent lourdement sur la valorisation.
Madison Square Garden Sports (MSGS) offre une exposition différente. Cette société, également cotée en dollars, possède des franchises NBA et NHL iconiques à New York. Son lien avec la Coupe du Monde est indirect. Pourtant, le tournoi, surtout dans un contexte de co-organisation en 2026 aux États-Unis, peut accroître l'intérêt général pour le sport sur le marché américain. Un effet d'entraînement peut conduire à des recettes additionnelles liées aux événements, à une meilleure fréquentation du Madison Square Garden et à des opportunités commerciales accrues.
Atlanta Braves Holdings (BATRK), affilié à Liberty Media, fonctionne comme un proxy plus diversifié. La valeur combine revenus de billetterie, merchandising et actifs immobiliers autour de Truist Park. Dès lors qu'un grand tournoi renforce l'appétence pour l'achat d'objets sportifs ou l'investissement dans l'expérience stade, des sociétés comme BATRK peuvent bénéficier d'une revalorisation plus large des franchises et de leurs actifs.