Microsoft veut reprendre le contrôle de son infrastructure IA
Microsoft accélère ses investissements dans Maia, sa famille de puces conçues pour alimenter ses centres de données et les services d’intelligence artificielle de Copilot. L’objectif est clair : réduire progressivement sa dépendance aux accélérateurs de Nvidia, tout en améliorant la maîtrise des coûts, de l’approvisionnement et des performances.
Cette stratégie ne relève toutefois pas d’un simple effet d’annonce. La prochaine génération, Maia 300, viserait un lancement autour de 2027, selon les informations disponibles. Cette échéance, qui reste susceptible d’évoluer, rappelle la complexité d’un tel projet : concevoir, tester puis fabriquer une puce capable de rivaliser avec les solutions existantes exige du temps et des investissements considérables.
Pourquoi les hyperscalers, ces grands fournisseurs de services en nuage, développent-ils leur propre silicium ? Parce qu’ils cherchent à adapter les accélérateurs à leurs charges de travail, notamment l’exécution des modèles d’IA, appelée inférence. Une puce personnalisée peut, en théorie, réduire certains coûts unitaires, améliorer l’efficacité énergétique et limiter le pouvoir de négociation d’un fournisseur dominant.