Le scénario favorable n’est pas acquis
La question qui se pose est donc simple : la certification suffira-t-elle à relancer durablement les livraisons ? Rien ne permet de l’affirmer. La FAA peut encore demander des modifications ou conditionner son autorisation à la résolution de problèmes supplémentaires. Ensuite, Boeing devra réussir sa montée en cadence, malgré les contraintes industrielles, les exigences de qualité et les éventuelles perturbations chez ses fournisseurs.
Le secteur reste en outre cyclique. Les compagnies pourraient reporter leurs investissements si le trafic aérien ralentit, si leur situation financière se dégrade ou si le commerce mondial faiblit. Les prix du carburant, les tensions géopolitiques et la conjoncture pèseront également sur leurs décisions.
Pour les investisseurs, le potentiel est donc réel, mais étroitement conditionnel. Les actions américaines, les investissements fractionnés et les placements sectoriels comportent un risque de perte en capital. Une certification réussie pourrait rouvrir une porte importante ; encore faudra-t-il franchir, avec discipline, le seuil de la production industrielle.