Une chaîne de valeur élargie, des opportunités et des limites
Netflix, Disney et Alphabet jouent des rôles complémentaires au cœur de ce changement. Netflix mise sur la création et le positionnement; Disney intègre les recettes en salle pour alimenter Disney+ et valoriser ses franchises; YouTube, propriété d'Alphabet, amplifie la visibilité via trailers et contenus promotionnels. Amazon a aussi démontré la pertinence du modèle avec Project Hail Mary. De leur côté, exploitants comme AMC et Cinemark et fournisseurs de technologies comme IMAX bénéficient directement de l'afflux de spectateurs et des offres premium.
Pour l'investisseur, ce thème couvre l'ensemble de la chaîne de valeur: créateurs de contenu, diffuseurs, exploitants et équipementiers d'écran. L'avantage est clair. La diversification réduit la dépendance à la performance d'une seule entreprise. De plus, le panier thématique évoqué par Nemo repose majoritairement sur des grandes capitalisations, ce qui tend à modérer la volatilité relative tout en conservant de la liquidité.
Cela signifie-t-il que le risque a disparu ? Non. Les revenus des salles restent volatils. Ils dépendent du calendrier des sorties, des préférences post-pandémie du public et de la santé macroéconomique. Un gros budget peut échouer. Une mauvaise fenêtre de diffusion peut réduire l'effet attendu sur les abonnements.