Les acteurs et leurs rôles
Les mouvements se décomposent en deux éléments clairs. D’un côté, les fonds indiciels et les émetteurs d’ETF comme BlackRock (BLK) achètent parce que la mécanique l’exige. En tant que principal émetteur d’iShares répliquant le S&P 500, BlackRock se trouve contraint d’acquérir les nouvelles lignes lors du rebalancement. De l’autre côté, des arbitragistes et traders anticipent cette demande et achètent après l’annonce pour capturer la prime d’inclusion. Ils vendront lors du rebalancement, réalisant un profit souvent conséquent si la prime persiste.
S&P Global (SPGI) tire aussi profit de cette dynamique, mais indirectement. L’opérateur d’indices perçoit des redevances de licence calculées sur les actifs sous gestion des produits basés sur ses indices. Plus les flux vers les produits passifs augmentent, plus ses revenus licences croissent. C’est un cercle vertueux pour les fournisseurs d’indices.
La question qui se pose est donc : ce bond traduit-il un réajustement fondamental ou un simple transfert de titres ? Historiquement, la prime d’inclusion a tendance à se résorber partiellement, parfois totalement, après que les achats forcés ont été effectués. L’exemple inverse est parlant. Lorsqu’une action sort de l’indice, les trackers vendent mécaniquement la ligne, provoquant une pression baissière indépendante des fondamentaux. AvalonBay Communities (AVB) en est un exemple récent.