Boeing reste dans la course
Parallèlement, selon des informations de presse, la NASA discuterait avec Boeing (BA) de nouvelles missions pour son vaisseau Starliner. Cette perspective ne constitue pas encore une attribution ferme. Elle intervient alors que le programme a connu des difficultés techniques, des retards et des surcoûts.
Pourquoi maintenir cette option ? En conservant deux fournisseurs capables de transporter des astronautes, l’agence se donne une solution de secours et préserve une forme de concurrence. Cela pourrait aussi renforcer son pouvoir de négociation lors de futurs contrats, en contribuant à contenir les coûts. La question qui se pose est donc moins de savoir qui remportera la course que de déterminer si les deux acteurs peuvent durablement coexister.
Pour Boeing, de nouvelles missions Starliner offriraient l’occasion de restaurer la crédibilité de son activité spatiale. Mais seule la réussite d’un vol habité, suivie d’un calendrier régulier, permettrait de démontrer une amélioration opérationnelle durable. Lockheed Martin (LMT) pourrait bénéficier indirectement d’une reprise des lancements via United Launch Alliance, sa coentreprise avec Boeing. Rocket Lab (RKLB), qui ne participe pas directement à ces contrats, pourrait profiter plus largement de la croissance des investissements dans les infrastructures spatiales commerciales.