Qui gagne et pourquoi
Le carburant, jet fuel pour les compagnies aériennes et bunker fuel pour les croisiéristes, représente en général entre 20 % et 33 % des coûts d’exploitation. Une baisse du brut se traduit donc rapidement par une amélioration des marges, toutes choses égales par ailleurs. Trois profils se détachent clairement.
Delta Air Lines (DAL) combine une gestion sophistiquée du carburant, avec des couvertures financières et des positions dans le raffinage. Cela peut modérer le bénéfice immédiat d’une baisse du brut si ses couvertures ont été contractées à prix plus élevés. En revanche, au fil du renouvellement de ces couvertures à des niveaux inférieurs, l’effet positif sur la marge peut s’accroître.
United Airlines (UAL) présente une sensibilité plus élevée aux variations du carburant. Son beta carburant est significatif et son exposition aux routes long‑courrier lui donne un effet de levier favorable lorsque la prime géopolitique diminue. Les résultats pourraient donc s’améliorer sensiblement si la baisse du brut se confirme.
Royal Caribbean (RCL) consomme d’énormes volumes de bunker fuel et dispose d’une couverture carburant plus limitée. Dès lors, une baisse du brut devrait être captée plus rapidement par ses comptes, d’autant que la demande loisirs reste robuste sur les grandes routes de croisière.