Une dose nécessaire de scepticisme
Maintenant, avant que nous ne nous emballions tous, jetons un peu d'eau froide sur les événements. Un accord commercial n'est pas un billet d'or. La valeur de la livre par rapport au dollar pourrait facilement annuler tout avantage des tarifs plus bas. La politique, comme nous le savons trop bien, est une affaire capricieuse. Ce qu'une administration donne, une autre peut le reprendre. L'économie mondiale pourrait connaître une période difficile, et la demande pour les exportations britanniques pourrait s'affaiblir malgré tout accord.
En fin de compte, investir consiste à soutenir de bonnes entreprises, pas seulement de bons titres. Une entreprise mal gérée trouvera un moyen d'échouer même dans les meilleurs moments, tandis qu'une entreprise bien gérée prospérera probablement avec ou sans un coup de pouce des politiciens. La vraie question pour tout investisseur est de savoir si ce cadre commercial marque un véritable tournant dans la façon dont le monde valorise les entreprises britanniques, qui, depuis des années, semblent plutôt bon marché par rapport à leurs cousines américaines. C'est une possibilité, certes, mais comme pour tout investissement, ce n'est en aucun cas une garantie.