Qui profite et pourquoi
La fabrication de puces avancées exige des machines extrêmement spécialisées. Pensez aux outils de lithographie EUV, soit la lithographie extrême ultraviolet, indispensables pour graver des nœuds de 3 nm et moins. ASML (ASML, Euronext/NASDAQ) détient de fait un monopole sur ces machines. Résultat : pouvoir de tarification élevé et revenus prévisibles. De même, Lam Research (LRCX, NASDAQ) fournit les équipements d'etching et de dépôt, et KLA (KLAC, NASDAQ) vend l'inspection et la métrologie nécessaires pour assurer les rendements. Ces machines coûtent très cher et prennent du temps à produire ; les fournisseurs bénéficient donc de marges confortables et de contrats pluriannuels.
Autre segment : les éditeurs d'outils de conception, appelés EDA pour electronic design automation. Synopsys (SNPS, NASDAQ) et Cadence (CDNS, NASDAQ) captent des revenus récurrents. Pourquoi ? Le coût de changement est élevé et la complexité des puces croît : plus une puce contient de transistors, plus la conception et la vérification exigent d'outils sophistiqués. L'analogie est simple : remplacer un logiciel EDA, c'est comme reconstruire une cathédrale tout en continuant à y travailler.
Enfin, l'assemblage et le test gagnent en valeur. ASE Technology (ASX, TWSE) se spécialise dans l'emballage avancé, le multi‑die et le 3D packaging, des techniques indispensables pour les GPU et accélérateurs d'IA. À mesure que NVIDIA (NVDA, NASDAQ) vend plus de processeurs, TSMC augmente ses commandes et l'ensemble de la chaîne ressent l'effet multiplicateur.