Pourquoi cette hausse change la donne
La publication par Taiwan Semiconductor Manufacturing Company (TSMC, ticker TSM) d'une croissance des revenus de 35 % en glissement annuel n'est pas un simple exploit comptable. Elle confirme que la construction mondiale d'infrastructures dédiées à l'IA s'accélère, et alimente ce que l'on peut appeler un supercycle de la chaîne d'approvisionnement des semi‑conducteurs. Venons-en aux faits: la demande pour des nœuds de production avancés atteint des niveaux qui poussent les fonderies à pleine capacité, générant des investissements massifs en équipements et en matériaux.
Les bénéficiaires ne se limitent pas à TSMC. ASML Holding (ASML), fournisseur quasi exclusif des machines de lithographie EUV, voit sa trajectoire directement corrélée aux plans d'expansion des fonderies. De son côté, Super Micro Computer (SMCI, assembleur de serveurs) capte la hausse immédiate des commandes pour des configurations optimisées IA. Cela signifie que la thèse d'investissement gagne en robustesse lorsqu'elle couvre toute la chaîne: équipementiers, matériaux, fonderies, test/packaging et assembleurs.
La solution thématique conçue par Neme propose justement une exposition diversifiée à ce supercycle, avec environ 15 titres sélectionnés pour réduire le risque idiosyncratique d'un pari sur une seule entreprise. Pour les investisseurs francophones, y compris en Afrique, l'accès réglementé via Nemo (ADGM FSRA) et la possibilité d'achats fractionnés à partir de 1 $ rendent cette exposition plus accessible et conforme aux contraintes locales.
Quels sont les risques? Un ralentissement des dépenses en capital des grandes technologies, des contrôles d'exportation ou des tensions géopolitiques pourraient freiner le dynamisme. La concentration technologique, notamment la dépendance à ASML pour l'EUV, ajoute un point de vulnérabilité. Enfin, plusieurs acteurs affichent des valorisations élevées et une forte volatilité de marché.