Où se concentrent les opportunités ?
Le secteur automobile est particulièrement exposé. BMW (BMW.DE), Mercedes‑Benz (MBG.DE) et Volkswagen (VOW3.DE) exportent encore des volumes substantiels vers les États‑Unis. Une surtaxe de 10 à 25 % rendrait ces véhicules importés beaucoup moins compétitifs. À l'inverse, des constructeurs américains comme Tesla (NASDAQ: TSLA), General Motors (NYSE: GM) et Ford (NYSE: F), qui disposent de capacités de production domestiques, pourraient capter des parts de marché sans devoir répercuter entièrement la hausse des coûts sur leurs prix. De même, des constructeurs non européens disposant d'usines aux États‑Unis, tels que Toyota (NYSE: TM) et Honda (NYSE: HMC), bénéficieraient d'un avantage comparatif.
L'effet s'étend aux équipementiers et aux fournisseurs de composants. Des acteurs comme Illinois Tool Works (NYSE: ITW) ou Emerson Electric (NYSE: EMR) pourraient recevoir des commandes déviées, notamment pour des machines et de l'automatisation. À court terme, cela crée une fenêtre d'opportunité pour des titres industriels et automobiles cotés aux États‑Unis, qui n'ont pas encore pleinement intégré ce scénario dans leur valorisation.