Quels effets pour les investisseurs ?
La taille et la nature de ce contrat attirent des capitaux vers la chaîne d'approvisionnement spatiale cotée. Les fabricants de lanceurs, les opérateurs de satellites et les fournisseurs de communications voient leur profil de demande évoluer. Trois noms ressortent naturellement comme bénéficiaires indirects potentiels: Rocket Lab (RKLB) pour les lancements et la fabrication, AST SpaceMobile (ASTS) pour la connectivité mobile par satellite, et Kratos (KTOS) pour les systèmes de communications et non habités. Ces sociétés pourraient profiter d'une hausse de la cadence des lancements et d'une demande accrue en capacités orbitales.
Cela signifie que les thèses "espace + IA" deviennent investissables, mais la question qui se pose est donc celle du timing et de la valorisation. Le marché peut anticiper trop vite. Les risques sont réels: retards techniques, dépassements de coûts, contraintes réglementaires liées aux licences et à l'exportation, ainsi que la dépendance à quelques gros contrats. En outre, la concurrence et les limites techniques, latence, bande passante et refroidissement des charges utiles IA, restent des obstacles à grande échelle.