Une histoire de deux technologies
Le vrai débat, cependant, porte sur la meilleure façon de « voir » la route. Tesla a notoirement tout misé sur les caméras, estimant qu'un logiciel intelligent peut interpréter les données visuelles comme un humain. C'est une approche élégante et rentable. Le problème, comme tout conducteur le sait, c'est que les yeux peuvent être trompés par l'éblouissement du soleil, le brouillard ou une ombre confuse.
C'est là qu'intervient une technologie rivale, le LiDAR. Imaginez-le comme l'écholocation d'une chauve-souris. Il envoie des impulsions laser inoffensives pour créer une carte tridimensionnelle précise de son environnement, de jour comme de nuit, qu'il pleuve ou qu'il vente. C'est plus cher, mais c'est sans doute plus infaillible. C'est le débat central, et les entreprises qui misent sur le LiDAR, comme Luminar et Innoviz, pourraient en profiter si les tribunaux exigent des systèmes plus robustes. Cette collection d'entreprises, que l'on pourrait retrouver dans un panier comme Le procès de l'Autopilot de Tesla : le catalyseur qui pourrait redéfinir la conduite autonome, parient toutes que les lasers l'emporteront.