Un peu moins de bruit sur la récession, un peu plus d'action de la part de Detroit ?
Juste au moment où les bavards nous avaient convaincus que nous nous serrions la ceinture pour l'apocalypse, Ford vend un tas de camions. Une augmentation de 14,2 % des ventes, rien de moins. Cela ruine plutôt le récit de la morosité, n'est-ce pas ? Pendant des mois, nous avons été nourris d'un régime constant de pessimisme économique, mais il semble que le consommateur américain n'ait pas reçu le mémo. Au lieu de cela, ils achetaient les plus gros et les plus rentables véhicules du lot.
Pour moi, ce n'est pas juste une statistique curieuse. C'est un trou en forme de camion dans la théorie selon laquelle les dépenses des consommateurs sont sur le point de chuter. Cette hausse n'a pas été menée par des berlines sensées et économiques. Elle a été menée par les camions F-Series, les vaches à lait du monde automobile. Ce ne sont pas des achats anodins. Ce sont des mastodontes à forte marge qui peuvent générer plus de profit pour Ford en une seule vente qu'une poignée de petites voitures combinées. Quand les gens achètent ceux-ci, cela suggère un niveau de confiance qui ne correspond tout simplement pas à l'anxiété économique ambiante.